Les dessins sur le corps : Henné ou Khidab
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Le Henné, plus qu’un cosmétique !
Beaucoup d’entre nous connaissent le Henné comme produit de coloration capillaire. Selon sa qualité, le Henné varie d’intensité du orange au rouge-brun foncé, et apporte de la brillance et du volume.
Moins connu, le Henné est surtout utilisé rituellement dans tout le monde islamique comme produit d’embellissement des mains et des pieds à l’occasion d’événements tels le mariage, la naissance (pour la mère et pour l’enfant), la circoncision, la mort.
Hors de ces rituels et malgré le temps que cela demande, on applique le henné afin d’honorer un invité ; on l’utilise également dans beaucoup de gestes de la vie quotidienne afin de se protéger d’éventuels malfaisants et d’assainir les lieux de vie. Peut-être une des raisons pour laquelle l’utilisation du henné est si fortement ancré dans la vie quotidienne se trouve dans les effets bactéricides (voir Pub Med Central) et fongicides (grâce à ses propriétés tannantes pour la peau) même prouvés par les scientifiques européens.
Khidab
Parallèlement au henné on pratique au Yémen le bodypainting au khidab. Surtout dans les hautes montagnes autour de la capitale Sanaa’, on préfère cette encre noire indélébile car à la différence du henné, elle ne nécessite pas un climat chaud pour développer correctement la couleur. De plus le Khidab garde la même couleur, n’importe l’endroit du corps où on l’applique. Comme le harkous, le khidab est une encre à base de galle. Leurs procédés de production sont semblables. La couleur bleu-noire est due à l’utilisation d’oxyde de cuivre à la place de l’oxyde de fer.
Autrefois, on déposait le Khidab comme le henné avec les dents d’un peigne ou avec un autre objet pointu. Lors de mon séjour au Yémen j’ai pu observer deux méthodes :
À Sanaa’, l’encre est déposée à l’aide d’un pinceau pour eyeliner .
Au Timaha chaud, la côte fertile de la mer rouge, on ajoute de l’amidon à l’encre pour lui donner la texture de la pâte d’henné. Elle est alors passée par un foulard comme le henné et mise dans une douille pour ensuite dessiner les mêmes motifs en filigrane sur la peau qu’avec le henné.
Source texte et photo :
Site :http://www.henna-und-mehr.de/franz/...
Page : http://www.henna-und-mehr.de/franz/...
Textes et photos l’ethnologue et arabisante Dr. Olga Engelhardt.



